Le ministre André Philippe Futa trouvé mort à Paris sur le chemin de retour au pays après une mission au Venezuela

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Kinshasa, 01/10/2009 / Politique

Emoi en RDC à la suite de la nouvelle inattendue de la mort à Paris du ministre de l’Economie nationale André Philippe Futa qui faisait escale dans la capitale sur le chemin de retour au pays après une mission au Venezuela où il venait de représenter le président de la République

Décès inopiné à Paris du ministre de l’Economie nationale André Philippe Futa. Le gouvernement congolais vient de perdre ainsi un de ses membres. Le regretté a succombé des suites d’une crise cardiaque, a indiqué un collaborateur de son cabinet qui a signalé que le ministre revenait de Venezuela, où il a représenté le chef de l’Etat à une conférence. Dans la capitale française le ministre Futa était en escale sur le chemin de retour à Kinshasa. Il a été trouvé mort dans sa chambre d’hôtel, selon l’information donnée sur place par l’ambassadeur de la RDC en France.

Le décès survenu ce jeudi 1er octobre du ministre de l’Economie et du Commerce extérieur est dû à une attaque cardiaque, selon des proches de la famille. Agé de 63 ans, Futa ou précisément Nfuta est né à Miabi dans la province du Kasai Oriental. Docteur en économie, il a accompli l’essentiel de sa carrière à la BAD (Banque africaine de développement) avant d’entamer une carrière politique.

L’homme était par ailleurs détenteur d’un diplôme d’ingénieur agronome. C’est en 2001 qu’il a fait son entrée au sein de la première équipe gouvernementale formée par le président Joseph Kabila. « Je suis le seul survivant du premier gouvernement qu’il a formé », aimait-il dire avec le sourire. Il a dirigé plusieurs ministères à caractère économique et financier. En janvier 2007, Futa, président du parti « Panu », était élu Sénateur. C’est de la Chambre Haute du Parlement qu’il a rejoint le gouvernement actuel.

Futa s’en est allé alors qu’il devait être entendu au Parlement

La journée du mercredi étant essentiellement consacrée au contrôle parlementaire, la plénière devait examiner deux questions orales : la question orale, avec débat, adressée au ministre de l’Economie nationale et du Commerce au sujet de la non-application de la loi n° 90-046 du 08 août 1990 par l’honorable Adèle Kayinda Mahina ; et celle, avec débat, adressée aux ministres des Finances, de l’Economie et du Commerce et au gouverneur de la Banque centrale par l’honorable Kanku Bukasa au sujet de la dépréciation du franc congolais.

La plénière a renvoyé à plus tard l’examen de ces deux questions orales, exigeant que tous les ministres concernés répondent « physiquement » devant les élus du peuple. En effet, ni le ministre des Finances Athanase Matenda , ni celui de l’Economie André-Philippe Futa, ni même le gouverneur de la Banque centrale Jean-Claude Masangu, n’ont été aperçus dans la salle des Congrès au Palais du peuple. « Les vice-ministres n’ont pas la signature pour venir répondre à une question orale », se sont indignés les députés.

Pour combler le vide, le Bureau voulait proposer d’autres matières, mais la motion incidentielle du député Bongo a obligé le président de suspendre la séance plénière pour « des informations utiles » destinées au Bureau. C’est ce qui fut fait.

(DN/TH/GW/Yes)

MMC/Le Potentiel