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Kinshasa, 21/04/2009 / Politique

L’un des moments de l’intervention de Kamerhe au cours de cette cérémonie de prise de fonction du nouveau bureau de l’Assemblée nationale, a été sans conteste ce geste d’humilité du président sortant de cette institution, à l’endroit surtout du Chef de l’Etat.

Vital Kamerhe a présenté ses excuses à tous les députés, à tous ceux qui, de loin ou de près, se sont sentis gênés, blessés par ses propos ou son attitude, de vouloir bien accepter ses excuses. Ci-après l’extrait de son discours.

« Si j’ai eu à blesser telle ou telle autre personne, par mes gestes, par maladresse, par omission ou inadvertance, qui sont toutes des faiblesses inhérentes à la nature humaine, à ceux qui se retrouveraient dans ce cas, je leur demande de bien vouloir accepter mes excuses que je demande solennellement.

Si par un seul instant, que certaines de mes positions avaient pu blesser mes frères et sœurs, autres que parlementaires, je leur demande aussi pardon. Je ne voudrais pas quitter ce lieu en laissant derrière moi des frustrations.

Parlant de la femme adultère, peut être lapidée par la foule ? Le Seigneur Jésus Christ n’avait-il pas dit que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre ?

Au Chef de l’Etat, son Excellence Monsieur Joseph Kabila Kabange, je demande aussi pardon, si jamais il s’est senti offusqué par mon comportement, je lui renouvelle ici et de manière solennelle mon profond respect.

A ceux qui croient m’avoir vexé à leur tour, qu’ils aient tous l’assurance de mon sincère pardon.

Ces jours en ce qui me concerne est un jour de fête et de méditation, je vous convie donc à partager la joie des heureux élus.

Kamerhe loue les qualités de son successeur

Au moment où il s’apprêtait à remettre le marteau de commandement à l’honorable Evariste Boshab, son successeur dont il connait les qualités intellectuelles, le président sortant de la Chambre basse a indiqué que son successeur va maintenir la flamme qu’ils ont eu à allumer dans cette maison qui est devenue aux yeux du peuple et au delà de frontières, un haut lieu du débat libre dans le respect de la Constitution et de règlement intérieur.

« Je suis certain que je vous décevrais en terminant ce discours, le dernier de mon mandat, comme je vous avais déjà habitué sans enfiler mon étoffe de Pasteur. La répétition est la mère des sciences dit-on, Je formule le vœu que, sous la direction de notre nouveau Bureau, nous soyons davantage attentifs aux desiderata de nos électeurs qui nous ont fait confiance en nous confiant leur mandat électif », a dit Kamerhe.

(CL/PKF)

Célestin Lutete/MMC